Que faire MAINTENANT en cas d'extorsion ou de chantage
📄 Ceci est la version française. Voir la version originale en anglais : What To Do RIGHT NOW (English)
Vous n’êtes pas seul(e). Ce n’est pas de votre faute. Vous pouvez prendre des mesures pour vous protéger.
Ressource officielle du gouvernement de la C.-B. : gov.bc.ca/stopextortion
Si vous êtes en danger immédiat — appelez le 911
Si quelqu’un vous a menacé(e), vous ou votre famille, de vous faire du mal en personne, ou si vous croyez qu’il pourrait passer à l’acte immédiatement, contactez d’abord les services d’urgence.
Étape 1 : Arrêtez. Ne payez pas.
Payer ne fait généralement pas cesser le chantage — cela mène souvent à de nouvelles exigences.
Respirez. Vous avez des options. Les prochaines étapes vous aideront à vous protéger.
Étape 2 : Ne supprimez rien
Les messages, courriels, captures d’écran, messages vocaux et journaux d’appels sont des preuves. Même si le contenu est embarrassant ou troublant, ne le supprimez pas.
Vous n’avez pas besoin de le regarder maintenant. Contentez-vous de ne pas l’effacer.
→ Guide de préservation des preuves (en anglais)
Étape 3 : Cessez de répondre à la personne qui vous menace
Vous n’avez pas besoin de répondre. Le contact continu aggrave généralement les menaces.
S’ils vous contactent à nouveau, documentez-le (capture d’écran, sauvegarde) mais n’engagez pas la conversation.
Étape 4 : Sécurisez vos comptes
S’ils ont montré qu’ils ont accès à vos comptes ou à vos renseignements personnels :
- Changez les mots de passe de votre courriel, réseaux sociaux et comptes financiers
- Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) partout où c’est possible
- Vérifiez les connexions actives et déconnectez les appareils inconnus
- Ne réutilisez pas d’anciens mots de passe
→ Guide de sécurité des comptes (en anglais)
Étape 5 : Parlez-en à quelqu’un de confiance
L’isolement est l’arme de la personne qui vous menace. Parler à quelqu’un brise ce pouvoir.
À qui parler :
- Un membre de la famille de confiance
- Un ami proche
- Un chef religieux ou un conseiller
- Les services d’aide aux victimes (confidentiels, sans jugement)
Ne vous inquiétez pas si vous n’êtes pas prêt(e) à tout raconter. Dites simplement : « Je traverse quelque chose de difficile et j’ai besoin de soutien. »
Étape 6 : Signalez l’incident
Signaler protège non seulement vous, mais aussi les autres victimes potentielles. Les autorités ne peuvent pas intervenir si elles ne savent pas ce qui se passe.
Comment signaler :
En cas d’urgence : Appelez le 911
Pour une assistance confidentielle :
- VictimLink C.-B. : 1-800-563-0808 (24/7, gratuit, 240+ langues)
- Crime Stoppers (anonyme) : 1-800-222-8477
- Centre antifraude du Canada : antifraudcentre-centreantifraude.ca
Signalement en personne :
- Déposez une plainte au poste de police local
- Apportez toute preuve que vous avez (captures d’écran, messages, etc.)
- Demandez un numéro de dossier
Ce qui se passe après le signalement
Immédiatement après :
- La police ou les services d’aide aux victimes vous guideront à travers les prochaines étapes
- On peut vous demander de préserver des preuves — suivez leurs instructions
- Vous recevrez des informations sur les services de soutien disponibles
Dans les semaines suivantes :
- Restez en contact avec les services d’aide aux victimes
- Continuez à préserver toute nouvelle preuve
- N’hésitez pas à poser des questions sur le processus
- Accordez-vous du temps pour prendre soin de vous
Soutien à long terme :
- Le counselling et le soutien sont disponibles même si aucune accusation n’est portée
- Les groupes de soutien peuvent vous aider à vous sentir moins seul(e)
- La guérison prend du temps — il n’y a pas de calendrier fixe
→ Soutien aux victimes (en anglais)
Vos droits légaux
Ce que vous devez savoir :
- L’extorsion est une infraction criminelle grave au Canada (article 346 du Code criminel), passible d’un emprisonnement à perpétuité. Lorsqu’une arme à feu et une organisation criminelle sont en cause, une peine minimale obligatoire s’applique (cinq ans pour une première infraction, sept ans en cas de récidive). Les peines réelles varient selon les faits.
- Vous êtes la victime — vous n’avez rien fait de mal
- Vos communications privées vous appartiennent — personne n’a le droit de les partager sans votre consentement
- Votre identité est protégée — les services d’aide aux victimes sont confidentiels
- Le soutien est gratuit — vous n’avez pas besoin d’avoir de l’argent pour obtenir de l’aide
→ Connaissez vos droits (en anglais)
Ressources pour la communauté francophone
- VictimLink C.-B. : 1-800-563-0808 (service en français disponible)
- Services d’aide en ligne : VictimLink BC
- Services gouvernementaux de la C.-B. : gov.bc.ca/stopextortion
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Contactez VictimLink C.-B. au 1-800-563-0808 — gratuit, confidentiel, 24/7, dans votre langue.
Dernière mise à jour : juin 2026